Abdel-Ilah-El-Dandachi

Le Monde a (encore) fait péter le conomètre

Une fois de plus, le quotidien Le Monde s’est déshonoré ce week-end en offrant une tribune gratuite à Abdel Ilah El Dandachi, parrain syro-ariégeois des assassins islamistes de janvier et novembre dernier. Le Monde, qui n‘hésite pas à appeler Dieudonné « Monsieur M’bala M’bala » pour exciter le racisme primaire qui sommeille au fond de nombre d’entre nous (pas de moi, mais j’ai conscience d’être très minoritaire), fait en plus dans le politiquement correct en donnant à ce sinistre individu son nom d’emprunt, Olivier Corel. Pourquoi pas Alain Delon tant qu’on y est ?

Pour que les choses soient claires, je déteste Dieudonné, qui est un sale con qui a fait de l’antisémitisme un business aussi nauséabond que juteux. Mais j’ai conscience aussi qu’il n’a jamais tué personne et jamais non plus lancé d’appel au meurtre. Et je sais faire la différence avec Monsieur El Dandachi, qui n’a jamais fait de déclaration antisémite mais qui a, dans sa petite maison d’hôtes ariégeoise, hébergé, sans doute pour partager la chorba et le méchoui, les frères Kouachi et Clain, Mohamed Merah et quelques autres cloportes du même acabit. Qui ont assassiné entre autres des femmes et des enfants juifs, sans une once d’hésitation ni de regret.

Le Monde n’est apparemment pas de mon avis et il pense qu’on peut donner la parole à des raclures de chiottes, assassins psychopathes de surcroît, dès lors que ça fait vendre quelques numéros de plus. Je sais que la presse écrite vit des moments difficiles, mais ça ne peut pas tout justifier…et la pseudo-objectivité de l’article ne doit pas faire illusion ni servir d’excuse, elle a été négociée dans les plus petits détails avec Monsieur El Dandachi.

Le quotidien qui a fait ça est d’autant moins pardonnable qu’il donne depuis des décennies des leçons de morale à la terre entière. Et qu’il est suffisamment professionnel pour savoir qu’il fait aux gangsters psychopathes que sont les djihadistes un formidable cadeau, la reconnaissance de leur statut d’opposants politiques. Il a fallu à Marine Le Pen, qui n’a pourtant tué personne non plus à ma connaissance, des années pour en arriver là.

Morale de l’histoire en trois constats. Le premier est que Monsieur El Dandachi faisait il n’y a pas si longtemps partie de cette opposition syrienne modérée qu’on reproche tant à l’oncle Vlad de bombarder au lieu de s‘occuper de Daesh. Cette opposition modérée qui massacrait encore joyeusement les chrétiens de Homs, la ville natale de ce Monsieur, il y a quelques mois, avant l’entrée de l’armée syrienne dans la ville. Halte à l’angélisme donc, l’opposition modérée en Syrie, c’est Al Qaïda, et le père spirituel de Monsieur El Dandachi est Monsieur Ben Laden, vous devez vous souvenir de lui, c’est le libéral avancé et néanmoins modéré qui a fait sauter le World Trade Center à New York en septembre 2001.

Le second est que le cas El Dandachi justifie à lui seul la création d’un Guantanamo à la Française, une forme d’internement administratif de ce type d’individus. La planète djihadiste a dû se pisser de rire dessus en apprenant qu’on l’avait en tout et pour tout condamné à six mois de prison avec sursis pour la détention d’un fusil de chasse, il faut d’urgence qu’on arrête de passer pour des cons !!!

Le troisième est qu’il faut aussi d’urgence rétablir une forme de censure. Nous sommes en guerre, notre glorieux et vénéré commandant en chef l’a dit lui-même, nous ne pouvons donc pas laisser une cinquième colonne faire l’apologie de nos ennemis.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *