Contre la déchéance de nationalité

Histoire vraie. Deux minables petits loubards s’emmerdent dans un bar glauque à Roubaix. Pour tromper l’ennui, ils échafaudent à voix haute des projets d’attaques de commissariats, de casernes, de centrales nucléaires etc. Le tout avant de convenir qu’il faut qu’ils y réfléchissent sérieusement car ils n’ont évidemment pas le plus petit début de moyen ni de plan précis pour passer à l’acte. Rendez-vous est pris pour siffler quelques bières supplémentaires le lendemain. Surprise, le RAID, la BRI et le GIGN, prévenus par un indic quelconque, les y attendent et ils sont arrêtés pour terrorisme. Une heure après, le Ministre de l’Intérieur annonce solennellement sur toutes les ondes qu’il vient d’éviter à la Nation, grâce à l’action compétente et héroïque des forces de sécurité, un nouvel attentat terroriste, le dixième en quelques mois.

Ces deux salopards extrêmement dangereux, qui étaient à quelques milliers de doigts de commettre un carnage, sont bien évidemment français. Ils sont par ailleurs originaires d’un pays du sud de la Méditerranée et binationaux. Comment les punir le plus sévèrement possible ? A l’époque de Philippe le Bel, on les aurait écartelés et châtrés vifs publiquement pour l’exemple. Sous le président Pompidou, on les aurait discrètement guillotinés pour faire enrager Maître Badinter. Sous le Président Hollande, on a trouvé bien plus fort, bien plus terrifiant, la déchéance de nationalité. Bigre, il fallait y penser, c’est vrai que c’est vraiment effrayant !

Vous avez compris que j’étais contre la déchéance de nationalité qui est en discussion au Parlement. Je le suis pour au moins trois raisons. La première, largement partagée par tous les esprits sains, est qu’elle n’a aucun effet dissuasif sur des cinglés prêts à se faire exploser au milieu d’une foule. Les morts se fichent de leur nationalité, en enfer les derniers seront les premiers et inversement. La seconde est qu’elle tue tout sentiment d’appartenance à la communauté française chez quelques millions de binationaux, qui s’estiment traités comme des citoyens de seconde zone. Est-ce vraiment cela qu’on recherche ? N’y-a-t-il pas déjà suffisamment de fractures dans la société française pour s’en épargner une de plus ?

La troisième est plus lié à ma paranoïa profonde. Inscrire la déchéance de nationalité dans la constitution revient à l’inscrire dans le marbre, car il n’y aura plus jamais de majorité de deux tiers au Parlement pour l’abroger. Comment une telle disposition sera-t-elle utilisée dans le futur ? Je rappelle pour mémoire que les dernières déchéances de nationalité, qui concernaient les juifs d’Algérie, datent de Vichy. Veut-on réellement faire un tel cadeau constitutionnel à tous les extrémistes futurs ? En plus des bombes qui la menacent, la République a-t-elle réellement besoin de ce type de bombe à retardement ?

Besoin de sécurité ou dérive sécuritaire ?

Sans surprise, les parlementaires ont prolongé, sans doute indéfiniment, l’état d’urgence en France. Le Premier Ministre n’a jamais caché qu’il souhaitait gouverner avec des pouvoirs d’exception tant qu’il y aurait une menace terroriste, c’est-à-dire pour toujours, les députés et sénateurs lui ont donné leur blanc-seing et le tour est joué. En donnant à cette dérive autoritaire un caractère constitutionnel, les parlementaires ont créé le cadre juridique de toutes les dérives futures, et ouvert une boîte de Pandore qui ne se refermera plus.

Car c’est bien à une dérive autoritaire et sécuritaire que l’on assiste depuis trois mois et pas à un rétablissement de l’autorité de l’Etat à même de répondre au besoin de sécurité d’une population traumatisée par l’impréparation de ses dirigeants devant une menace terroriste que personne ne pouvait plus ignorer depuis janvier 2015. Les préfets et les forces de police ont profité des pouvoirs qui leur étaient confiés non pour combattre Daesh et Al Qaïda mais pour régler des comptes anciens avec de petits malfrats sans envergure et des activistes de l’ultra gauche. Au passage, on a interné, souvent sans le moindre élément de preuve, des pauvres diables suspectés de djihadisme par des voisins bien intentionnés et amusé la galerie en annonçant avoir déjoué des attentats parfaitement imaginaires.

Parallèlement, on a créé cyniquement une sinistrose permanente en évoquant la gravité des menaces qui pesaient sur nous. Avec le sang-froid légendaire qu’on lui connaît, le Premier Ministre a même évoqué un risque d’attaque bactériologique ou chimique à Paris. Le résultat le plus immédiat de cette communication de haut vol a été l’annulation par les touristes américains et asiatiques, mais aussi par les hommes d’affaires européens, de leurs déplacements à Paris depuis la mi-novembre. Les hôteliers, restaurateurs, taxis et VTC, dont le chiffre d’affaires a baissé de 20 à 50 % depuis, en savent quelque chose et il ne faut pas chercher ailleurs les raisons de la grande colère qui agite en ce moment les taxis et autres Uber.

Parallèlement, notre commandant en chef et son glorieux second nous ont engagé encore plus profondément dans la guerre civile syro-irakienne, qui ne nous concerne pas et qui a toutes les chances de durer encore très longtemps. Sous couvert de venger les morts du 13 novembre, on est en fait en train de créer sciemment et en toute connaissance de cause les justifications de l’état d’urgence en France. Pensez donc, braves gens, nous sommes en guerre et il faut bien qu’on vous protège…

Ce coup d’état qui ne dit pas son nom a d’autant plus de chance de nous faire basculer durablement dans une nouvelle ère politique qui n’aura plus de démocratie que le nom qu’il ne s’accompagne d’aucune mesure permettant de réellement renforcer la sécurité des français. Les budgets de la défense, de la justice et de la police, qui n’ont cessé de baisser depuis la fin du deuxième septennat de François Mitterrand, ont été augmentés à dose homéopathique, et restent dramatiquement insuffisants dans un contexte de guerre larvée. Suffisants pour accompagner une dérive autoritaire et anti démocratique, mais certainement pas pour rétablir l’autorité d’un Etat démocratique. A suivre…

De la modération en terre d’islam (fin)

Pourquoi les habitants des pays musulmans modérés nous haïssent-ils plus férocement encore que tous les autres occidentaux, à l’exception bien sûr des israéliens et des américains ? Pourquoi Daesh a-t-il concentré ses efforts de déstabilisation sur notre beau et vieux pays ?

Parce que les blessures de la guerre d’Algérie ne sont toujours pas cicatrisées. Elles sont notamment encore à vif chez les descendants des harkis, qui ne sont pas prêts d’oublier que la France a laissé sans lever le petit doigt le FLN massacrer des centaines de milliers d’entre eux entre juillet et septembre 1962 et qu’elle a parqué pendant de longues années dans ce qu’il faut bien appeler des camps de concentrations ceux qui avaient pu échapper au massacre.

Parce que la France cultive une forme d’intégrisme aussi radical que le wahhabisme, l’ultra-laïcisme, qui est rigoureusement incompatible avec l’islam. L’expression la plus courante de cet intégrisme est le blasphème, qui est un crime passible de la peine de mort dans la plupart des pays musulmans. Nous considérons le droit au blasphème comme une liberté première et sommes très isolés sur ce point, même au sein du monde occidental. Aux Etats-Unis, on fait encore la prière à l’école le matin, au Royaume-Uni la Reine est la chef de l’église anglicane, les allemands paient encore massivement le denier du culte aux églises auxquelles ils appartiennent ; il n’y a qu’en France qu’on a tué Dieu et qu’on n’a même pas daigné lui offrir une sépulture décente.

Parce qu’ultra-laïcisme rime, comme wahhabisme, avec intolérance. Nous nous arrogeons le droit de définir le code vestimentaire des gens sans tenir compte de leurs croyances et de leurs modes vie. Passe encore qu’on mettre hors-la-loi la burqa, qui a effectivement un côté un peu moyenâgeux, mais en quoi le port du hijab peut-il gêner quiconque ? Il est toléré aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en fait partout sauf en France, comment pouvons-nous justifier cela, nous la patrie de la démocratie et des droits de l’homme ?

Parce que nous sommes des hypocrites qui appliquent des poids et des mesures différents  à des sujets identiques. Nous avons accepté de mettre des limites à notre ultra-laïcité en ce qui concerne le blasphème à caractère antisémite avec la loi Gayssot mais n’avons pas étendu cette législation honorable aux autres religions. On ne peut plus se moquer n’importe comment d’un rabbin, ce qui est bien, on peut toujours encore caricaturer le pape en sodomite entouré de petits garçons ou Mahomet en chien galeux, ce qui est indigne.

Enfin, parce que nous adorons donner des leçons et nous mêler de ce qui ne nous regarde pas. Nous avons sans la moindre justification détruit le régime du colonel Kadhafi et laissé la Libye sombrer dans le chaos. Nous avons voulu faire de même en Syrie, là aussi sans le plus petit début de justification morale. Qui sème le vent récolte la tempête. Aux abris, elle arrive sur nous !

De la modération en terre d’islam (suite)

Depuis 1990, la haine de tous les habitants, quelle que soit leur catégorie sociale, de tous les pays musulmans modérés, amis de l’Occident, et qui lui achètent beaucoup d’armes très sophistiquées et très chères, contre nous et ce que nous représentons est allée crescendo. Pourquoi ?

Parce que nous soutenons de manière de plus en plus inconditionnelle Israël, qui est devenu la vache sacrée de l’Occident. Nous devons (et je le fais) soutenir cette démocratie condamnée à mener une guerre sale (comme toutes les guerres) contre des malades mentaux qui nient jusqu’à son existence. Nous devons cependant être vigilants sur la droitisation continue d’un pays dont beaucoup de ministres se situent loin à la droite de Marine Le Pen et qui sont donc encore bien plus infréquentables qu’elle.

Parce que nous avons pour la première fois depuis les Croisades envoyé en terre sainte islamique, à proximité de La Mecque, des soldats pendant les deux guerres du Golfe. C’est la première guerre du Golfe, ne l’oublions pas, qui a métamorphosé un obscur agent de la CIA du nom d’Oussama Ben Laden, chargé du soutien logistique aux afghans combattant contre l’invasion soviétique, en chef de guerre anti-américain et fondateur d’Al Qaïda.

Parce que nous défendons le principe d’égalité entre les sexes et que les femmes jouent un rôle de plus en plus important dans nos sociétés. En terre d’Islam, les femmes sont des êtres inférieurs, qui n’ont droit qu’à une demi-part d’héritage et qui restent leur vie entière sous la tutelle des hommes de leur famille. Chaque fois que nous envoyons une femme comme ambassadeur dans ces pays (les Etats-Unis sont les champions en la matière), cela est ressenti comme une intolérable provocation et ils nous haïssent encore un peu plus.

Parce que nous défendons les libertés sexuelles et les droits des gays. L’homosexualité est considérée comme une abomination par tous les pays musulmans modérés, même si la proportion de gays n’y est pas fondamentalement plus faible qu’ailleurs. Chaque fois que le Congrès des Etats-Unis menace un pays musulman de sanctions économiques pour non respect des droits des gays à une sexualité épanouie, cela est ressenti comme une atteinte aux valeurs les plus fondamentales du monde musulman dans son ensemble et tous les habitants de ces pays nous haïssent encore un peu plus.

Cette haine s’exprime avec d’autant de violence qu’ils n’ont plus peur de nous. La première guerre d’Afghanistan, contre les Soviétiques, a fait réaliser à tous les musulmans qu’ils pouvaient vaincre une armée technologiquement et numériquement très supérieure avec un équipement rudimentaire, des kalachnikov et des missiles anti-hélicoptères portés à dos d’homme, et une mentalité de kamikazes prêts à mourir au combat. Ils se sont appropriés la légende de David et Goliath, avec eux dans le rôle de David.

Pourquoi haïssent-ils plus particulièrement la France et s’acharnent-ils particulièrement sur elle ? Nous verrons cela au prochain épisode.

De la modération en terre d’Islam

Un pays musulman modéré, c’est-à-dire proche de l’Occident et qui lui achète beaucoup d’armes très sophistiquées et très chères, est un pays où il y a très peu de très riches, une classe moyenne plus ou moins nombreuse et beaucoup de très pauvres. Les très riches se sont enrichis en détournant des fonds publics, en prélevant des bakchichs sur les grands marchés d’infrastructures et d’armement, en faisant de l’import-export ou encore en se faisant octroyer par les pouvoirs en place des licences très juteuses dans des domaines tels que la téléphonie mobile. Ils ne développent généralement pas d’activités productives, qui pourraient sortir les pauvres de leur misère et les rendre ainsi plus exigeants.

La classe moyenne d’un pays musulman modéré a été attirée dans les années 1970 et 1980 par les idéologies socialistes en vogue à l’époque, jusqu’à ce qu’elle réalise que ce n’étaient que des habillages destinés à permettre à des oligarchies politico-militaires de les plumer sans vergogne. Les membres de cette classe moyenne sont ainsi passés sans transition de Marx à Allah et ont voté à une écrasante majorité pour les différentes factions de l’islam radical, frères musulmans et autres, partout et à chaque fois où il y a eu des élections à peu près libres ces dernières années.

Les pauvres quant à eux se contentent d’être pauvres et sont de toute façon confrontés à des problèmes existentiels tellement aigus qu’ils n’ont guère le temps de se laisser aller à des réflexions métaphysiques. Ils votent généralement docilement pour les pouvoirs en place, quelle que soit leur coloration politique. Ils sont profondément pieux comme les pauvres de tous les pays mais ne mettent pas dans cette piété de dimension idéologique particulière, contrairement aux classes moyennes.

Quel est le seul point commun entre ces différentes catégories d’habitants des pays musulmans modérés, celui qui leur permet de cohabiter tant bien que mal ? La haine viscérale et sans fard de l’ennemi étranger, c’est-à-dire des juifs en général et d’Israël en particulier. Partout, ils communient dans une fixation haineuse sur l’Etat hébreu, qui les a humiliés sur le plan militaire et qui est dans leur univers totalitaire et rétrograde une insupportable oasis de modernité, de réussite économique et de libertés individuelles.

Pour faire plaisir à leur protecteur américain, les riches de certains de ces pays ont certes normalisé leurs relations avec Israël, c’est le cas par exemple de l’Egypte et de la Jordanie. Mais leur discours vis-à-vis de leurs compatriotes n’a pas varié d’un iota : Israël n’existe toujours pas sur les cartes de géographie de leurs manuels scolaires (elle y est dénommée « Palestine Occupée ») et la haine à son égard continue à y être cultivée sans relâche, dans les écoles, les médias, sur les réseaux sociaux, en bref partout où c’est possible.

Cette épidémie de haine s’est propagée bien au-delà du monde arabe stricto sensu. Le Pakistan, l’Afghanistan et jusqu’au lointain Nigéria sont contaminés depuis longtemps. La Turquie, longtemps épargnée, l’est également depuis l’arrivée au pouvoir de la version turque des frères musulmans, l’AKP. Depuis 1991, elle s’est étendue progressivement aux « complices » de l’ennemi honni, les américains et les européens. Nous verrons pourquoi au prochain épisode.

Portrait robot d’un musulman modéré

Selon le quotidien Le Figaro, le père de Syed Farook, le tueur de San Bernardino, a raconté dimanche dernier, dans une interview au quotidien italien La Stampa que son fils « était d’accord avec l’idéologie d’Al Baghdadi pour créer  l’Etat Islamique » et « qu’il était obsédé par Israël ». « Je lui disais toujours, sois tranquille, patience, d’ici deux ans Israël n’existera plus. La géopolitique change. La Russie, la Chine, l’Amérique aussi, personne ne veut plus des juifs là-bas. Ils les ramèneront en Ukraine. A quoi sert de combattre ? Nous l’avons déjà fait et nous avons perdu (…) Mais lui ne voulait rien savoir. Il était obsédé par l’idée de combattre Israël ». Comment cet homme, qui n’est visiblement que bonté et amour de son prochain, comme, dixit notre génial commandant en chef, 99 % des musulmans, a-t-il pu engendrer un monstre pareil ? On se le demande vraiment…

Ce qui est merveilleux est que l’article du Figaro présente réellement cet homme comme un papa gâteau modéré, effondré par la radicalisation de son gentil petit Syed. C’est vrai qu’il n’a pas proposé de rouvrir les camps de concentration, mais juste de ramener les juifs en Ukraine…Relisez attentivement ce que cet homme a dit, chers lecteurs, c’est un discours de fanatique haineux, de radical bien nourri qui espère que le Djihad se fera tout seul. La haine qu’il porte en lui, il n’a pas eu les couilles de la traduire en actes mais il l’a transmise à son fils depuis son enfance, jour après jour, et il est juste effaré de voir à quel point il a été efficace.

Le policier américain, également cité dans l’article du Figaro, qui déclare sur CNN « cela ressemble de plus en plus à de l’auto-radicalisation » est donc un gros naïf, comme beaucoup de ses compatriotes. Il n’y a pas plus en islamisme qu’ailleurs de génération spontanée. La violence qui a été cultivée pendant des décennies par des parents musulmans modérés et aimant leur prochain est en train d’exploser, ils ont sciemment fait la promotion du Djihad auprès de leurs enfants et ces derniers les ont pris au mot. ip address websites Ils adorent ce con de Dieudonné et ses blagues à deux balles, leurs enfants vont adorer Al Baghdadi et son califat d’opérette. Les emmerdements ne font que commencer.

Le Monde a (encore) fait péter le conomètre

Une fois de plus, le quotidien Le Monde s’est déshonoré ce week-end en offrant une tribune gratuite à Abdel Ilah El Dandachi, parrain syro-ariégeois des assassins islamistes de janvier et novembre dernier. Le Monde, qui n‘hésite pas à appeler Dieudonné « Monsieur M’bala M’bala » pour exciter le racisme primaire qui sommeille au fond de nombre d’entre nous (pas de moi, mais j’ai conscience d’être très minoritaire), fait en plus dans le politiquement correct en donnant à ce sinistre individu son nom d’emprunt, Olivier Corel. Pourquoi pas Alain Delon tant qu’on y est ?

Pour que les choses soient claires, je déteste Dieudonné, qui est un sale con qui a fait de l’antisémitisme un business aussi nauséabond que juteux. Mais j’ai conscience aussi qu’il n’a jamais tué personne et jamais non plus lancé d’appel au meurtre. Et je sais faire la différence avec Monsieur El Dandachi, qui n’a jamais fait de déclaration antisémite mais qui a, dans sa petite maison d’hôtes ariégeoise, hébergé, sans doute pour partager la chorba et le méchoui, les frères Kouachi et Clain, Mohamed Merah et quelques autres cloportes du même acabit. Qui ont assassiné entre autres des femmes et des enfants juifs, sans une once d’hésitation ni de regret.

Le Monde n’est apparemment pas de mon avis et il pense qu’on peut donner la parole à des raclures de chiottes, assassins psychopathes de surcroît, dès lors que ça fait vendre quelques numéros de plus. Je sais que la presse écrite vit des moments difficiles, mais ça ne peut pas tout justifier…et la pseudo-objectivité de l’article ne doit pas faire illusion ni servir d’excuse, elle a été négociée dans les plus petits détails avec Monsieur El Dandachi.

Le quotidien qui a fait ça est d’autant moins pardonnable qu’il donne depuis des décennies des leçons de morale à la terre entière. Et qu’il est suffisamment professionnel pour savoir qu’il fait aux gangsters psychopathes que sont les djihadistes un formidable cadeau, la reconnaissance de leur statut d’opposants politiques. Il a fallu à Marine Le Pen, qui n’a pourtant tué personne non plus à ma connaissance, des années pour en arriver là.

Morale de l’histoire en trois constats. Le premier est que Monsieur El Dandachi faisait il n’y a pas si longtemps partie de cette opposition syrienne modérée qu’on reproche tant à l’oncle Vlad de bombarder au lieu de s‘occuper de Daesh. Cette opposition modérée qui massacrait encore joyeusement les chrétiens de Homs, la ville natale de ce Monsieur, il y a quelques mois, avant l’entrée de l’armée syrienne dans la ville. Halte à l’angélisme donc, l’opposition modérée en Syrie, c’est Al Qaïda, et le père spirituel de Monsieur El Dandachi est Monsieur Ben Laden, vous devez vous souvenir de lui, c’est le libéral avancé et néanmoins modéré qui a fait sauter le World Trade Center à New York en septembre 2001.

Le second est que le cas El Dandachi justifie à lui seul la création d’un Guantanamo à la Française, une forme d’internement administratif de ce type d’individus. La planète djihadiste a dû se pisser de rire dessus en apprenant qu’on l’avait en tout et pour tout condamné à six mois de prison avec sursis pour la détention d’un fusil de chasse, il faut d’urgence qu’on arrête de passer pour des cons !!!

Le troisième est qu’il faut aussi d’urgence rétablir une forme de censure. Nous sommes en guerre, notre glorieux et vénéré commandant en chef l’a dit lui-même, nous ne pouvons donc pas laisser une cinquième colonne faire l’apologie de nos ennemis.

Ben Laden réhabilité

Les dirigeants d’Al Nosra, filiale d’Al Qaïda en Syrie, doivent bien rigoler en entendant notre commandant en chef et sa fine équipe les qualifier d’opposition modérée au régime de Damas et gronder ce méchant Poutine qui a le culot de les bombarder au lieu de se concentrer sur les vrais méchants, ceux de Daesh.

Nos dirigeants sont-ils des débiles légers ou font-ils semblant ? La même question vaut d’ailleurs pour l’administration Obama, qui a été assez bête pour entraîner et équiper des brigades de l’opposition « modérée » syrienne, qui ont rejoint Al Nosra immédiatement après avoir passé la frontière. Personne ne peut ignorer, et certainement pas la CIA ou la DGSE qui renseignent nos super chefs, que l’opposition syrienne modérée n’a jamais existé ailleurs que sur le papier et que la guerre civile a été déclenchée par des brigades internationales ultra intégristes, composées de combattants venant de tous les pays musulmans et financées par l’Arabie Saoudite et le Qatar. Les reportages sur la première bataille d’Alep montraient d’ailleurs sans équivoque des combattants habillés comme des afghans et parlant un arabe très approximatif, en bref d’authentiques guerilleros syriens.

Alors pourquoi cette farce, ces déclarations pitoyables qui nous discréditent pour des décennies auprès de toutes les élites de la région ? Espère-t-on récupérer les orphelins de Ben Laden et en faire des alliés contre Daesh ? C’est vraisemblablement la soupe que doivent servir à nos géopoliticiens de génie les saoudiens et autres qataris qui les sponsorisent. Une soupe d’autant plus appétissante qu’elle s’accompagne de commandes d’armes ultrasophistiquées et très coûteuses. Comment peut-on suspecter la bonne foi d’interlocuteurs ayant le bon goût de préférer les Rafale aux F16 ? Et être assez paranoïaque pour penser qu’elles pourraient servir à nous faire la guerre le moment venu, lorsque les néo-libéraux avancés d’Al Qaïda auront balayé les roitelets qui pensent pouvoir les manipuler. Nos super chefs devraient pourtant méditer sur un sinistre précédent dans l’histoire récente, la chute du Shah d’Iran.

A 3000 mètres de profondeur, au fond de l’océan indien, ce brave Oussama doit bien se marrer lui aussi…

Mort aux cons

Le 14 novembre au matin, j’ai réalisé qu’il fallait que je rentre en résistance contre la connerie ambiante qui est en train de nous plonger dans un nouvel âge des ténèbres. J’ai deux enfants épatants, que j’adore et qui entament à peine leurs vies d’adultes, je leur dois bien ça. Cette résistance, je vais la mener avec les outils de notre temps, ce blog mais aussi Facebook, Twitter et autres. domain list Aidez-moi en venant nombreux, en vous exprimant, en me critiquant si nécessaire (personne n’est à l’abri d’une connerie…), j’ai besoin de vous.

La connerie ambiante repose, comme une religion paisible et pacifiste dont vous avez sûrement déjà entendu parler, sur cinq piliers, qui sont l’islamisme, l’amateurisme, l’angélisme, l’irréalisme et le voyeurisme. Ces piliers s’alimentent les uns les autres et il importe de les détruire avant qu’ils ne métastasent et ne nous contaminent irrémédiablement.

Définissons-les en quelques mots pour éclaircir le débat. Pour l’islamisme, c’est simple : Les islamistes sont des sales cons ; en dehors d’eux, personne n’en doute.

L’islamisme ne pourrait pas métastaser sans l’amateurisme de ses adversaires.  L’amateurisme, c’est par exemple de faire une guerre sans s’en donner les moyens, sans prendre la moindre mesure pour se protéger et protéger sa population au cas où l’ennemi aurait l’idée saugrenue de se défendre. C’est de croire qu’on peut upgrader massivement sa sécurité sans impact budgétaire et/ou sans augmenter les impôts.

L’amateurisme côtoie généralement le troisième pilier, l’angélisme.  L’angélisme, c’est de croire que l’islam est une religion de bonté et d’amour de son prochain, aucune religion ne répond malheureusement à ce cahier des charges idyllique, que l’on peut faire une guerre sans dommages collatéraux, qu’il y a une opposition modérée en Syrie, etc.

Les amateurs angélistes cultivent généralement un pilier supplémentaire, l’irréalisme. Vivre en dehors de la réalité, c’est entrer en guerre contre un adversaire fantôme sans aucune raison objective, sans les moyens de le faire, sans véritables alliés, etc.

Last but not least, le cinquième pilier, le  voyeurisme, c’est-à-dire cette débauche indécente d’images, ce Daesh superstar que nos journalistes, nos médias ont fabriqué de toute pièce, car ces gars n’existeraient pas s’ils ne passaient pas à la télé.

Voilà, c’est parti, vous pourrez me retrouver tous les jours sur ce blog, dimanche excepté, me suivre sur Facebook et Twitter, et j’attends avec impatience vos commentaires.